Occident-Orient

Le décentrement de la musique française vers l'Asie

 

Debussy a été l’initiateur d’un décentrement de la musique française vers l’Asie.

La 18ème édition du festival Messiaen au pays de la Meije est une invitation à explorer cette longue fascination exercée sur les compositeurs français qui sont au cœur de notre programmation. En voici les temps forts :

 

 

Messiaen : « Et Exspecto Resurrectionem Mortuorum »

 

Il s’agit certainement de l’œuvre de Messiaen dont l’atmosphère orientale est la plus accomplie. La fascinante puissance sacrée de ce chef d’œuvre sera portée par :

L’Orchestre Philharmonique de Strasbourg dirigé par Marko Letonja, le samedi 18 juillet, à 2400m d’altitude devant La Meije, selon le vœu du compositeur, pour les 50 ans de l’œuvre.

 

 

Autre grand moment Messiaen, l’intégrale de sa musique vocale: « Poèmes pour Mi »

 

« Chants de terre et de ciel », « Harawi », « les Cinq Rechants, « La Mort du nombre »,  interprétés par Karen Vourc’h, Elodie Hache, Raquel Camarinha, l’Ensemble Musicatreize…

 

 

Mâche : Un hommage pour ses 80 ans

 

Il partage avec son maître Messiaen, la passion  des musiques balinaises et des sons naturels. Il en a réussi une formidable synthèse dans des œuvres, comme « Korwar », « Naluan », « Danaé », « Aliunde ». Des interprètes historiques comme les ensembles Accroche Note et Musicatreize mais aussi des musiciens de la nouvelle génération comme l’Ensemble C Barré, le Quatuor Béla, Mathieu Dupouy participeront à cet hommage.

 

 

Boulez : « Le Marteau sans maître »

 

Cette musique venue d’une autre planète dont il dit : « c’est un enrichissement européen par l’écoute Extra- européenne » sera interprétée par Isabelle Soccaja et l’Ensemble les Temps Modernes.

Le festival Messiaen au pays de la Meije, c’est aussi la création : des œuvres de Tristan Murail, François-Bernard Mâche, Laurent Durupt, Frédéric Pattar verront le jour lors de cette 18e édition.