Un festival convivial

Au festival Messiaen au Pays de la Meije, partage, simplicité et convivialité sont les maître-mots !

La majesté du pic de la Meije (3983 m) omniprésente et la rusticité du village de La Grave (1500 m) nous ramènent à l'essentiel et nous rapprochent les uns des autres.

Artistes musiciens, compositeurs, conférenciers, mélomanes, randonneurs, bénévoles, organisateurs (re)découvrent tous avec le même émerveillement ce site exceptionnel.

C'est spontanément et librement que l'échange se crée, les émotions se partagent, à la terrasse du café, sur les sentiers, à l'entrée des concerts et bien-sûr à "La Tisane", le rendez-vous après concert incontournable.

Extrait de presse :

Des bénévoles passionnés se retrouvent autour du festival

Que ce soit la passion, la curiosité ou l'envie de partager qui les poussent à y venir, une même motivation anime les jeunes bénévoles au festival Messiaen. (…)

Natalia Rakhmatulina a fait le déplacement depuis Saint-Pétersbourg pour vivre au cœur du festival. L'étudiante de 26 ans rédige une thèse sur la pédagogie d'Olivier Messiaen (…) « J'avais aussi envie de vivre l'expérience, être bénévole, découvrir l'organisation mais surtout me plonger dans la culture française et pratiquer la langue », explique-t-elle. Une occasion aussi de rencontrer des élèves de Messiaen, pour mieux connaître l'homme et le professeur qu'il était (…)

Le thème de cette année, Messiaen à travers le prisme de son élève Iannis Xénakis, c'est ce qui a poussé Hém-Ish à faire le déplacement. Natif de Calcutta en Inde, le compositeur âgé de 26 ans se reconnaît dans la musique du mathématicien Xénakis. « Je suis un spectateur militant, se décrit-il »


Des érudits mais aussi des curieux

Fille du directeur artistique du festival, Anne-Violaine a grandi avec celui-ci. « Chaque année l'équipe de bénévoles est renouvelée, et il y a tous les profils ; des compositeurs, des jeunes qui aiment la musique, des étudiants » (…) Et de la curiosité, Léa, la Grenobloise en a. « C'est une musique que je n'écoute pas et que j'avais envie de découvrir et le fait que le festival se tienne dans les lieux qui ont inspiré le compositeur a été un plus. Le fait de pouvoir échanger avec les musiciens, discuter avec les autres bénévoles, compositeurs, étudiants : c'est vraiment une expérience enrichissante », confie la jeune paysagiste.

Pierre Donath, bénévole, lors du concert en plein air sur la Meije : « La façon dont le festival prend de l'ampleur montre que la musique n'est pas inaccessible. Elle peut aussi s'écouter en chaussures de rando et en jogging ».

Le Dauphiné libéré – 2 août 2014 – Sandie BIRCAN